Pâques en Australie : pourquoi un bandicoot remplace le lapin

En Australie, le lapin de Pâques a parfois de très grandes oreilles, un museau pointu et une longue queue. Il s’agit du bilby, un petit marsupial du désert que des associations mettent en avant pour mieux le faire connaître et le protéger.

Un bilby australien près d’un œuf de Pâques dans un paysage désertique

Une fête en automne

En France, Pâques arrive au printemps. En Australie, les saisons sont inversées : lorsque les enfants cherchent leurs chocolats, c’est l’automne dans l’hémisphère sud. Les traditions de Pâques restent souvent liées aux œufs, aux cloches et au lapin. Le bilby y prend aussi une place particulière.

Le bilby est un animal australien. Son nom scientifique est Macrotis lagotis, et on l’appelle en français le grand bilby. On le surnomme parfois « bandicoot à oreilles de lapin » à cause de ses longues oreilles. Pourtant, ce n’est pas exactement un bandicoot : c’est un marsupial proche de ce groupe d’animaux. Le titre de cette histoire simplifie donc un peu les choses, comme le font souvent les surnoms.

Le vrai héros

Le bilby ressemble à un mélange étonnant. Il a de grandes oreilles, un museau allongé, des pattes adaptées au déplacement dans les terrains secs et une queue terminée par une partie sombre. La femelle possède une poche, comme d’autres marsupiaux. Le petit y grandit pendant ses premières semaines.

Le bilby vit surtout la nuit. Il creuse de longs terriers en spirale dans le sol pour se reposer et se protéger de la chaleur. Il se nourrit notamment de graines, de petits animaux, de champignons et de végétaux qu’il trouve en fouillant la terre avec son museau et ses griffes.

Tu peux imaginer un animal qui sort quand le ciel devient sombre, avance sans faire beaucoup de bruit et disparaît dans un terrier plus long qu’on ne le pense. Il ne distribue pas de chocolats. En creusant, il remue le sol et joue ainsi un rôle important dans les paysages australiens.

Pourquoi pas le lapin ?

Le lapin de Pâques appartient à une tradition très connue, mais le lapin n’est pas un animal originaire d’Australie. Des lapins européens y ont été introduits au XIXe siècle. Ils se sont multipliés rapidement et ont abîmé des plantes, des cultures et des milieux naturels.

Le bilby, lui, a dû faire face à plusieurs difficultés : la disparition d’une partie de son habitat, les prédateurs introduits et la concurrence avec les lapins pour la nourriture et les abris. Sa population a fortement diminué dans de nombreuses régions. Le grand bilby est aujourd’hui considéré comme une espèce vulnérable.

C’est pour cela que le bilby est devenu un symbole de Pâques pour certaines associations, écoles et familles australiennes. Remplacer le lapin par cet animal local permet de parler d’une espèce à protéger. Les œufs de Pâques gardent leur place et donnent aussi l’occasion de raconter une histoire sur la nature du pays.

Une tradition qui protège

L’idée du bilby de Pâques va au-delà du changement d’un dessin de lapin : elle attire l’attention sur un animal que beaucoup de personnes ne rencontreraient jamais dans leur vie quotidienne. Des campagnes de sensibilisation proposent des activités, des livres, des objets décorés ou des collectes destinées à soutenir la protection du bilby.

Cette tradition rappelle aussi qu’un animal peut devenir un symbole sans être un personnage de conte. Le bilby reste un animal sauvage, avec ses habitudes, ses besoins et son habitat. Le présenter correctement aide les enfants à comprendre que protéger une espèce signifie aussi préserver les endroits où elle vit.

Pour comparer les deux univers, tu peux observer le coloriage « cloche ailée, lapin et œuf décoré ».

Tu peux aussi regarder le coloriage « Lapin dans un œuf de Pâques ».

Enfin, le coloriage « Lapin sous les cloches de Pâques » montre une autre scène à imaginer avec un bilby. Tu verras que ses longues oreilles changent complètement la silhouette.

À partir de quel âge ?

Vous pouvez aborder ce sujet dès 6 ans, avec des mots simples : le bilby est un animal australien qui ressemble un peu à un lapin, sans en être un, et qui a besoin d’être protégé. À cet âge, les enfants comprennent bien la différence entre un personnage de fête et un animal réel.

Vers 8 ou 9 ans, vous pouvez ajouter la notion d’espèce vulnérable et expliquer qu’une espèce peut devenir moins nombreuse lorsque son habitat change ou qu’un autre animal lui fait concurrence. Il n’est pas nécessaire de détailler toutes les menaces. Pour commencer, un exemple concret et une image suffisent.

Pour les plus grands, vous pouvez comparer le bilby au lapin, au lièvre et aux autres marsupiaux. Le but est de développer la curiosité, sans faire peur. Présentez les solutions et les efforts de protection en même temps que les difficultés.

À faire ensemble

Tu peux fabriquer une petite fiche d’identité du bilby avec un dessin, son nom, son pays, son moment d’activité et trois détails physiques. Dessine ses grandes oreilles, son museau pointu et sa queue. Ajoute ensuite une phrase qui explique pourquoi cet animal est devenu un symbole de Pâques en Australie.

Pour rendre l’activité plus amusante, compare ton bilby avec un lapin de Pâques. Lequel a les oreilles les plus longues ? Lequel vit dans un terrier ? Lequel est un marsupial ? Tu peux chercher les réponses dans l’article, puis inventer un décor australien avec un sol rouge, des herbes sèches et l’entrée d’un terrier.

Vous pouvez terminer par une discussion simple : que faudrait-il préserver pour qu’un animal puisse continuer à vivre ? L’enfant peut proposer un endroit, de la nourriture ou un abri. Cette activité permet de faire de la tradition de Pâques une occasion d’observer la biodiversité et de comprendre qu’un animal local peut avoir besoin de notre attention.

Questions fréquentes

Le bilby est-il vraiment un lapin ?

Non. Le bilby est un marsupial australien. Il possède de longues oreilles qui rappellent celles du lapin, mais il n’appartient pas à la même famille et les femelles élèvent leur petit dans une poche.

Pourquoi le bilby est-il difficile à observer ?

Le bilby est surtout actif la nuit et passe une partie de la journée dans un terrier. Il vit dans des régions où les paysages sont vastes et parfois très isolés. Il est donc plus facile de le découvrir dans un livre, un dessin ou un documentaire que dans la nature.

Sources